Comment bien conserver ses cassettes vidéo ?

Méthodes de conservation des cassettes vidéo

Comment bien conserver ses cassettes vidéo? Quand il est question de trouver des moyens de conservation des cassettes vidéo, les réponses fournies par les fabricants et les utilisateurs réguliers sont contrastées. Certains se montrent très prudents, tandis que d’autres sont moins précautionneux.

Nombreux sont les utilisateurs concernés par la nécessité de conserver leurs cassettes vidéo ou audio. Il s’agit en premier lieu des usagers professionnels, comme les entreprises de stockage et de numérisation des cassettes vidéo, les labels discographiques et les chaînes télévisées. L’utilisation des magnétoscopes s’est grandement démocratisée, au risque de commettre parfois certaines erreurs de négligence. Ceci est en particulier vrai pour ce qui est du stockage des cassettes vidéo. Le temps ne fait que décupler les effets de ces erreurs. Aussi, il existe certaines règles indispensables à connaître pour garantir la conservation des rubans magnétiques.

D’après l’entreprise BASF-France, une cassette gardée dans des conditions adaptées peut être conservée pendant une durée de deux cents ans et être visionnée 1 500 fois. Mais le responsable technique des archives du Forum des images de Paris doute de cela. Pour lui, sur des bandes d’une quinzaine d’années, l’image s’atténue et la relecture est difficile. Selon lui il est possible en cas de valeur historique du document de tenter de restaurer la bande (en gardant les parties les plus intéressantes, en figeant l’image quelques secondes en synchronisant le son).  

Malgré les divergences d’opinions, les spécialistes s’entendent sur le fait que la longévité d’un enregistrement est directement liée à ses modalités de conservation et d’utilisation. Afin de garantir le bon état des enregistrements, il est essentiel d’appliquer certaines règles qui, malgré leur simplicité, ont encore trop tendance à ne pas être respectées. Le respect de ces quelques principes contribue nettement à la durabilité des cassettes. Il va de soi que les résultats sont seulement visibles après un certain temps.

Choisir des bandes magnétiques de bonne qualité

S’assurer de la longévité des enregistrements commence avec le choix des bandes magnétiques. La principale raison d’altération des cassettes vidéo correspond aux problèmes d’origine mécanique. Ce type de problème peut être prévenu en choisissant des bandes avec une bonne résistance mécanique. Sinon, il est possible que certaines dégradations surviennent, comme une déformation du support et une décomposition anticipée de la couche magnétique. Pour assurer son adhérence optimale avec la tête magnétique, la surface de cette couche doit être uniforme. En effet, le plus minime des décollements est responsable de pertes d’informations. Par ailleurs, la distribution des particules magnétiques doit être équilibrée pour empêcher les phénomènes de « drop-out » qui se caractérisent par des rayures de couleur rouge sur l’image.

La régularité de l’enroulage des spires dépend notamment de la conformation mécanique de la cassette vidéo. En cas d’irrégularité dans le bobinage des spires, le bord de la bande est susceptible d’être déformé et détérioré.

Aussi, il y a de nombreux intérêts à choisir une cassette vidéo de bonne qualité. Sélectionner une cassette haut de gamme permet notamment de conserver un niveau de qualité suffisant le plus longtemps possible.

Dans le cas de bandes magnétiques de qualité inférieure, les images présentent moins de contraste et sont plus floues. Si cette qualité peut apparaître satisfaisante en début d’utilisation, elle ne l’est plus après quelques temps. Il est donc préférable d’éviter les cassettes dotées d’une bande magnétique peu épaisse.

Stocker les cassettes à l’abri de la poussière

La présence de particules en surface provoque des irrégularités et donc des « drop-out » déplaisants. La vitesse de rotation du tambour de tête étant particulièrement élevée, la présence de particules poussières peut également causer un phénomène d’abrasion sur la couche magnétique. La surface est alors altérée par la présence d’éraflures et de micro-désintégrations définitives. Les résidus poussiéreux peuvent par exemple être issus de la fumée de cigarette. Ces résidus sont capables de s’introduire facilement à l’intérieur des boîtiers des cassettes. Il est donc conseillé de ranger consciencieusement les cassettes dans leurs coffrets protecteurs après utilisation. Il est possible de procéder à un rebobinage pour nettoyer grossièrement les cassettes.

Stocker les cassettes vidéo hors des champs magnétiques

Les signaux vidéo possèdent des fréquences élevées qui rendent difficile leur enregistrement. Les longueurs d’onde enregistrées sur la bande magnétique sont faibles malgré l’emploi de têtes rotatives. Aussi, la distance restreinte entre les particules de différente charge magnétique entraîne généralement leur démagnétisation mutuelle. Toutefois, les conséquences de cette démagnétisation demeurent relativement réduites, comme en témoigne la lecture d’archives de bandes-étalon stockées dans des conditions adéquates.

Cependant, la présence de champs magnétiques exogènes peut avoir des répercussions importantes sur la magnétisation des particules de la bande. Ceci peut alors entraîner une baisse du ratio signal/bruit ou une disparition partielle de l’information.

Par exemple, la présence même temporaire d’un haut-parleur est susceptible d’altérer l’enregistrement. Ceci est vrai pour la plupart des appareils électroniques dont les transformateurs produisent des ondes électro-magnétiques. Ainsi, pour éviter toute dégradation de la cassette, il faut être vigilant de ne pas la placer à proximité immédiate d’une enceinte acoustique ou d’un magnétoscope.

Les cassettes vidéo 8 mm résistent davantage aux rayonnements magnétiques externes. Ceci est dû au fait que ce sont des molécules de fer qui composent leur enduit magnétique. Celui-ci est plus résistant aux champs magnétiques (si on le compare à ceux constitués d’oxyde de fer ou de dioxyde de chrome).

Stocker les cassettes vidéo à une température appropriée

bande cassette vhs/c

Trois matériaux aux propriétés et sensibilités différentes composent une bande magnétique. Ces matériaux sont notamment affectés par une trop forte chaleur. Les particules d’oxyde sont sujettes à une dilatation, à l’inverse du support en polyester qui lui se contracte. Aussi, le liant du revêtement magnétique doit être suffisamment malléable pour supporter ces phénomènes de distorsion. Il doit par ailleurs être assez solide pour éviter une altération rapide lors des utilisations. Les changements thermiques soudains sont davantage nuisibles pour les bandes magnétiques que les élévations progressives.

Une température trop importante provoque un ramollissement du liant et du support. Des dégradations définitives peuvent également survenir. La pression exercée par une traction, notamment au cours du rebobinage, peut entraîner l’étirement local de la bande magnétique. Cette dernière présente alors des irrégularités en surface qui diminue le contact avec le tambour de tête. Les spires s’enroulent de façon désordonnée, ce qui entraîne des déformations du bord de la bande, souvent irréversibles. Une température supérieure à 45 °C est susceptible de coller les spires entre elles. L’ensemble de ces anomalies cause des dysfonctionnements comme des oscillations de l’image. Si les spires sont collées, des rayures lumineuses horizontales apparaissent périodiquement. Une température élevée peut même imprimer une spire sur une autre. Le cas échéant et si la bande son est en mode analogique et en modulation d’amplitude, cette dernière est affectée par un phénomène d’écho perceptible.

Il arrive que les conditions de tournage ne soient pas conformes à celles préconisées pour l’utilisation des appareils. Dans de telles situations, il faut s’assurer que les cassettes ne soient pas exposées longuement à une température trop conséquente, notamment si elle excède les 40 °C. La température adéquate pour stocker le matériel est d’environ 18 °C. Cette température concorde bien heureusement avec la température moyenne des logements.

conserver les cassettes vidéo à une humidité appropriée

En plus de la chaleur, les bandes magnétiques sont sensibles à l’hygrométrie. Elles sont autant pénalisées par une humidité trop importante que par la sécheresse. L’humidité est un enjeu déterminant de conservation des cassettes. Dans les pays tropicaux, l’association de l’humidité et de la chaleur est à l’origine de moisissures pouvant dégrader chimiquement les bandes magnétiques, et ce malgré la présence de produits fongicides dans leur composition.

Lors de la lecture, la bande peut coller au tambour de tête du fait de l’humidité. Ceci entraîne des interruptions dans la vitesse de déroulement de l’enregistrement ainsi que des saccades se traduisant par des oscillations des images sur le plan vertical. Si une telle situation se produit, il faut dès lors rebobiner la bande à plusieurs reprises pour évacuer l’excès d’humidité. Une atmosphère trop sèche est également préjudiciable pour la bande sur laquelle se déposent des charges électrostatiques et par conséquent des particulières poussiéreuses. Ainsi, une hygrométrie de l’ordre de 50 % est recommandée pour stocker les cassettes.

Procéder au rembobinage avant de stocker

Pour conserver les cassettes en bon état, il est nécessaire que les spires soient enroulées de manière régulière dans le plan horizontal. Certaines manipulations particulières lors de la lecture de la cassette, par exemple les retours en arrière ou en avant en mode accéléré, sont susceptibles de faire déraper les spires. Le bord de la bande peut alors être déformé voire écrasé. Aussi, il convient d’effectuer un bobinage soigné de la bande magnétique si un stockage de longue durée est prévu. Un rebobinage complet de l’enregistrement peut être suffisant, mais il est préférable de le réaliser à vitesse standard de lecture pour en garantir la régularité. Dans l’idéal, il est recommandé de lire la cassette entièrement sans interruption. Il n’est alors pas utile de la rebobiner avant le stockage.

Procéder au débobinage après plusieurs années

Bien que cette pratique ne soit pas strictement nécessaire, il est préférable de procéder au débobinage des rubans magnétiques ayant été stockés pendant plus de cinq ans. Cette action permet de retirer la poussière située en surface de la bande et de la maintenir souple. En ce sens, elle permet aussi de prévenir toute déformation irréversible de ses bords.

Cette manipulation est efficace pour retirer l’excès d’humidité et est donc surtout conseillée pour les cassettes stockées à humidité importante.

Faire une sauvegarde des enregistrements importants

Concernant le problème d’usure mécanique du ruban magnétique, les avis divergent. De nombreux fabricants d’électronique soutiennent que la détérioration des bandes ne survient réellement qu’après une centaine de lectures. L’opinion du laboratoire VDM (Video Duplication Maintenance) diverge à ce propos. En effet, il soutient que ce phénomène d’usure se produit dès les premières utilisations. Ce laboratoire affirme que le rapport signal/bruit se détériore dès le premier passage (et pour lui, trois passages peuvent détruire la bande, et il ne faudrait plus l’utiliser après trois passages en enregistrement/lecture si l’on veut garder une bande antenne de qualité).

L’estimation de ce phénomène est bien entendu relative et dépend notamment des niveaux de qualité attendus. Dans le cas d’un utilisateur amateur, la qualité de l’enregistrement peut être considérée convenable même après plusieurs dizaines de lectures. Il est préférable de faire plusieurs copies des enregistrements jugés importants et amenés à être lus à plusieurs reprises. Ceci permettra notamment d’éviter l’intensification des « drop-out » et l’apparition de points blancs sur les images, signe que les bandes commencent à être sérieusement usées.

Par ailleurs, il est utile de rappeler qu’un ruban magnétique peut faire l’objet d’accidents mécaniques variés, comme le froissement ou la fêlure, lors de son utilisation.

Bien que la copie de l’enregistrement puisse entraîner une diminution de la qualité, celle-ci est préférable à une perte définitive du film.

Posséder un magnétoscope dans un état satisfaisant

Magnétoscope Vhs et MiniDV

La possession d’un magnétoscope en bon état est un prérequis. Sans cela, les recommandations précédentes n’ont plus lieu d’être. Le responsable technique d’Agfa-France tient à ce sujet les propos suivants : « Une cassette vidéo peut subir, en utilisation normale, plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de passages sans dégradation notable, mais vous pouvez l’abimer lors du premier passage si la bande défile dans de mauvaises conditions. Une dégradation qui apparaîtra chez quelqu’un au bout de cent passages pourra très bien se produire chez un autre au bout de dix passages si la machine n’est pas en ordre ». La vitesse du ruban et de la tête de lecture d’un magnétoscope est relativement élevée et estimée à 11 km/h pour un caméscope.

Aussi, le défaut le plus infime en surface du tambour rotatif est susceptible de rayer la bande magnétique. L’état des enregistrements peut également être sévèrement dégradé si les guide-bande et les têtes de lecture sont magnétisés. Aussi, il convient de ranger les cassettes dans leur boîte protectrice après utilisation pour éviter que le ruban ne magnétise les particules métalliques du chemin de bande. Pour les particuliers, il est préférable de ne pas manipuler l’intérieur de l’appareil au risque de rayer la bande et de magnétiser les éléments métalliques à son contact. Les professionnels sont les mieux placés pour réaliser une démagnétisation du système si nécessaire. La faible durée de vie des standards et des magnétoscopes par rapport à celle des enregistrements magnétiques rend les services de réparation des appareils encore plus indispensables.

Faire le choix du numérique

Il est possible de pallier les difficultés de préservation durable des enregistrements en faisant le choix du magnétoscope numérique. Dans le cas d’un magnétoscope analogique, la technique de modulation d’amplitude est utilisée pour moduler le signal de chrominance et le son. Ceci signifie que l’amplitude de chaque signal correspond à un flux magnétique particulier sur la couche magnétique. En cas de perturbation magnétique, le signal transmis est modifié ce qui entraîne une dégradation de la qualité de l’image et du son. Malgré un entretien irréprochable, les enregistrements analogiques finissent tôt ou tard par connaître une réduction perceptible de qualité, même (et surtout) pour les exemplaires dupliqués.

Les enregistrements numériques constituent une solution efficace contre les problèmes de vétusté des supports. Dans le cas du numérique, le signal enregistré subit plusieurs modifications avant d’être intégré sur la bande. Le signal est mesuré régulièrement sur une courte période de temps : il s’agit de l’échantillonnage. Le nombre de mesures dépend de la technologie utilisée. Pour un enregistrement audionumérique au standard du CD, ce nombre est de 44 000 par seconde. Dans le cas d’un enregistrement vidéo numérique au standard D2, il est d’environ 18 millions.

Cette seconde technologie est notamment privilégiée par l’entreprise d’électronique américaine Ampex. Pour chaque intervalle, la tension électrique perçue est transformée en une valeur numérique binaire. Le signal intégré sur la couche magnétique correspond à l’enchaînement de ces nombres binaires formés de 0 et de 1. Lors de l’utilisation, le mécanisme opposé a lieu. Le signal originel est reformé au moyen de convertisseurs numérique-analogique produisant une tension électrique à partir de la valeur numérique binaire reçue.

Conservation de la qualité de l’image et du son

Du moment que la correspondance magnétique du 0 et du 1 demeure reconnaissable par le système de lecture du magnétoscope, la qualité de l’image et du son n’est pas altérée. Un effacement partiel des bits (unités ne pouvant prendre que les valeurs 0 et 1) ou leur assimilation au bruit de fond n’empêchent pas une restitution totale du signal d’origine. Il existe par ailleurs un dispositif correctif visant à reproduire les données perdues en raison d’anomalies de la bande. Ce système mélange des bits de contrôle aux informations initiales. Ainsi, une perte de données n’entraîne pas forcément une réduction sensible de la qualité. En outre, la qualité de la bande est mieux conservée dans le temps.

Duplication d’un enregistrement numérique

Copier un film numérique correspond à transférer les informations. Les exemplaires dupliqués possèdent exactement les mêmes données que le fichier original, sans aucune altération de la qualité ou de la quantité d’informations.

C’est pendant les années 1980 que les techniques d’enregistrement numérique en vidéo amateur font leur apparition. En 1988, il existe un unique magnétoscope numérique disponible sur le marché, le Sony DVTR 1000, qui utilisait alors le format d’enregistrement numérique standard D1. Son prix était de 150 000 € soit un peu plus d’un million de francs à l’époque. Seule une quinzaine d’exemplaires était disponible en France. Par la suite, Ampex mit en vente un magnétoscope deux fois moins cher fonctionnant selon le standard D2.

Pour les utilisateurs non professionnels, la transition au numérique se fera de manière progressive. Initialement, les atouts du numérique concernent uniquement le son. Attention, il faut toujours manipuler avec soin une cassette vidéo et faire très attention de bien la stocker (et cela malgré la nature digitale de la cassette vidéo numérique). La question de la conservation se pose notamment pour les enregistrements historiques qui ont traversé les âges. Quel est leur état aujourd’hui et comment procéder pour les maintenir en bon état encore longtemps ?

Convertir la vidéo au format mp4 h.264

Nous sommes capables de convertir les vidéos sous anciens formats numériques en un format récent, le format mp4 avec un codec h264. Ce format est adapté pour tous les appareils modernes. La qualité d’image originelle est conservée en effectuant les réglages des paramètres si besoin.

Appareils compatibles avec le format mp4 h.264

Ce format fonctionne avec tous les appareils actuellement commercialisés, notamment les modèles de la marque Apple. Sont compatibles avec ce format :

  • Les PC Windows de toute génération (XP, Vista, 7, 8, 10)
  • Les Mac OS X
  • Les tablettes Android de toutes les marques
  • Les smartphones Android de toutes les marques
  • Les appareils Apple comme les iPad, iPhone, iPod Touch et iPod
  • Les télévisions modernes dotées d’un port USB
  • Les consoles de jeux vidéo (XBOX et Playstations 3 et 4)

Nous proposons également un fichier MOV pour les appareils de la marque Apple. Ce type de fichier peut être nécessaire pour certaines utilisations. En particulier, le format mp4 n’est pas compatible avec certains logiciels de montage vidéo bas de gamme fournis par Apple.

Encodage de la conversion sous format mp4

Concernant les dimensions, nous effectuons un encodage en 720 x 576. Ces dimensions correspondent au format des cassettes VHS et Video 8. Si le film initial est en HD, c’est-à-dire de définition 1920 x 1080 ou 1280 x 720, la conversion effectuée est également en HD.

Pour les transferts vidéo de dimensions 720 x 576, le débit est de 3 500 kb/sec. En cas d’enregistrement de mauvaise qualité, cette valeur pourra être augmentée. Un enregistrement vidéo d’une heure représente 1,6 Go à un tel débit.

Dans le cas d’enregistrements en HD, le débit est plus rapide et atteint les 30 Mb/sec.


Vous pouvez retrouver tous nos services de numérisation de vos cassettes vidéo dans notre boutique en ligne.


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